La plage de Nules est décrite par la mairie comme une plage familiale, longue, améliorée par les épis, où dominent sable et galets. El Bovalar est la plage la plus vaste du municipio et se distingue aussi par la présence visible du phare de Nules.
Ce cadre explique la singularité des maisons de Platja de Nules : elles ne sont ni un simple héritage architectural, ni un simple souvenir de vacances. Elles sont l'expression d'un mode d'habiter la plage, d'abord lié au travail agricole saisonnier, puis à l'estivage familial, à la reconstruction après guerre et à une mémoire populaire toujours active.
Le rivage a pourtant changé. Les récits locaux rappellent qu'autrefois une plus grande distance séparait les maisons de la mer. Les modifications de la dynamique sédimentaire ont contribué à faire reculer les terres fertiles. Ce mouvement explique pourquoi la question des casetes est aujourd'hui à la fois paysagère, patrimoniale et juridique.
D'un côté, plusieurs acteurs demandent leur préservation comme ensemble culturel et ethnologique exceptionnel. De l'autre, le cadre du domaine public maritime alimente des lectures plus strictes sur la propriété, l'usage ou la démolition au cas par cas. Cette tension fait partie de l'histoire contemporaine de la plage de Nules.